La galerie poursuit son histoire et s'installe au 230 rue Saint-Martin, Paris IIIe La galerie poursuit son histoire et s'installe au 230 rue Saint-Martin, Paris IIIe
Communiqué de Presse

La galerie Putman a le plaisir de présenter MUE(S), quatrième exposition personnelle 
d'Eloïse Van der Heyden.

Pour cette première exposition monographique dans le nouvel espace de la galerie, Eloïse Van der Heyden déploie une grande diversité de médiums — empreintes, dessins, céramiques, bronze— qui se répondent et dialoguent autour du thème des mues.

La sculpture occupe une place centrale dans l'exposition qui s'articule autour des figures de Mélusine, Méduse et du serpent. 

La pièce majeure est une fonte en bronze à la cire perdue représentant Mélusine. Selon la légende médiévale popularisée par Jean d'Arras à la fin du XIVe siècle, Mélusine est une fée que le seigneur Raymondin de Lusignan épouse à la condition de ne jamais chercher à la voir le samedi, jour où elle se retire seule dans son bain. Rongé par le doute, son époux l'épie et la découvre métamorphosée, le corps prolongé d'une queue de serpent. Trahie, Mélusine s'enfuit dans un cri déchirant et devient une créature ailée, condamnée à errer. 

Figure de la dualité féminine et du secret, elle incarne par excellence le motif de la 
métamorphose : un être qui change de forme, qui doit dissimuler une part de lui-même, et que la révélation de cette autre nature transforme à son tour. Eloïse Van der Heyden s'empare de cette figure comme d'un symbole évident de la mue — cette nécessité de changer de peau, de forme, pour continuer d'exister.

Une tête de Méduse vient prolonger cette réflexion sur les figures féminines de la métamorphose. Le motif du serpent, animal par excellence de la mutation, traverse l'exposition avec une attention portée aux effets de surface : enfumage, oxydation, jus, autant de procédés qui inscrivent littéralement la transformation dans la matière elle-même.

Les empreintes naissent de matrices bien réelles que l'artiste encre directement avant de les faire passer sous une presse lithographique, fixant ainsi la trace d'un objet métamorphosé en image. Textiles ou végétales - collants en nylon, fougères, préservatifs - ces empreintes sont caractéristiques de l'univers de l'artiste qui retient la sensualité, la trace des corps ou des plantes au plus près de leur épiderme. 

Enfin des dessins, portraits intimes mêlant figures contemporaines et figures inspirées de la statuaire classique jalonnent l’accrochage. 

Pour Eloïse Van der Heyden, faire oeuvre est en soi une forme de mue : chaque création transforme la matière autant qu'elle transforme celle qui la façonne, donnant naissance à quelque chose de plus juste, de plus accompli.

À travers cette pluralité de médiums et de références, MUE(S) invite à penser la 
transformation non comme une rupture, mais comme un principe vital — la nécessité de muer pour continuer à être soi.


Eloïse Van der Heyden

MUE(S)

5 Septembre - 24 Octobre 2026

Demande d'information
Annuler